Taxe foncière : non, les balcons et terrasses ne coûteront pas plus cher

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Une fake news a circulé sur les réseaux ces derniers jours affirmant que les terrasses et balcons feraient augmenter la valeur des biens, et donc le montant de la taxe foncière. Bercy a démenti cette rumeur ce mardi 1er avril. Explications.
Balcons et terrasses : non, ils ne vous coûteront pas plus chers
Depuis quelques jours, la soi-disant information circulait sur la toile : les balcons et terrasses fixes seront désormais classés comme « dépendances fixes », augmentant la valeur locative cadastrale. Concrètement, une terrasse spacieuse ou un balcon agréable pour l’apéro du dimanche soir aurait fait flamber le montant de votre taxe foncière.
Le ministère de l’Economie et des Finances a mis les choses au clair : “il s’agit d’une fake news. Il n'y aucun changement en matière de calcul de la taxe foncière pour 2025 et rien de nouveau pour la prise en compte des balcons et terrasses" !
Mauvaise nouvelle : la taxe foncière repart à la hausse !
Cette hausse (qui elle est réelle) repose sur deux facteurs principaux :
La revalorisation de la valeur cadastrale des biens, qui sert de base au calcul de l’impôt. Indexée sur l’inflation, cette valeur augmentera de 1,7 % en 2025. Une progression qui peut sembler minime, mais qui se traduit concrètement par des dizaines, voire des centaines d’euros en plus sur votre facture.
- L’augmentation des taux d’imposition fixés par les communes. Certaines collectivités locales aux finances serrées n’hésitent pas à revoir leur taux à la hausse. En 2024, certaines villes, comme Saint-Etienne, ont appliqué des hausses allant jusqu’à 15 %. Sur le site des données ouvertes du ministère de l’Économie et des Finances, vous pouvez visualiser les taux d’impositions directes locales appliqués au sein de votre commune et à proximité.
Moralité ? Si votre commune vote une augmentation et que votre base de calcul est revalorisée, vous serez doublement pénalisé !
Taxe foncière : comment est-elle calculée ?
Petit rappel pour ceux qui se demandent encore comment est calculée cette taxe qui vient grignoter leur budget chaque automne :
La base d’imposition est déterminée à partir de la valeur locative cadastrale de votre bien, soit le loyer théorique qu’il pourrait générer.
Cette valeur est ensuite revalorisée chaque année (+1,7 % en 2025).
Sur cette base, les collectivités appliquent un taux d’imposition voté localement. D’où des écarts considérables d’une ville à l’autre !
Si vous n’êtes pas mensualisé, le paiement est dû le 15 octobre 2025 pour les contribuables qui n’utilisent pas un moyen de paiement dématérialisé et le 20 octobre 2025 pour les contribuables qui paient en ligne.
Comment échapper à la hausse ?
Bonne nouvelle : tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Certaines exonérations liées à la propriété ou à la personne propriétaire existent pour alléger la note :
Les seniors de plus de 75 ans au 1er janvier de l’année d’imposition, sous conditions de ressources.
Les personnes en situation de handicap, selon certains critères.
Les foyers modestes dont les revenus ne dépassent pas un plafond fixé par l’administration fiscale.
Les nouveaux propriétaires : les logements neufs peuvent bénéficier d’une exonération temporaire de taxe foncière pendant les deux premières années suivant leur construction.
Pour savoir si vous êtes concerné, vous pouvez consulter les différents cas d’exonérations sur la fiche pratique du site Service-public.fr.Si vous contestez le montant, ou le bien-fondé, de votre imposition vous pouvez adresser à l’administration fiscale une réclamation sur la messagerie de votre espace particulier sur impots.gouv.fr, en sélectionnant le motif « je signale une erreur sur le calcul de mon impôt ».
Une rumeur circulant ces derniers jours prétend que la taxe foncière va connaître une hausse cette année pour les propriétaires de terrasses et de balcons.
Après plusieurs jours, la fake news a été démentie par le ministère de l’Economie. La revalorisation des valeurs cadastrales et l’augmentation des taux d’imposition décidés par les communes font cependant grimper la facture pour les propriétaires.